Ecuador, des routes mystiques…

Depuis notre arrive à Bogotá, ce qu’on a apprécié le plus c’est le climat.

Enfin la fraicheur des montagnes et des hauts plateaux.

Après notre journée hier entre Baños et Cuenca, on risque de changer d’avis d’ici quelques semaines..

On a d’ailleurs croisé un couple de polonais qui sont sur la route depuis 18 mois. Ils ont commencé par l’Asie. Cela fait 2 mois je crois qu’ils étaient en Amérique du sud et ils n’en pouvaient pus du froid…ils avaient trop hâte d’arriver en Amérique Centrale. Comme quoi…si des polonais, vivant à Londres, disent qu’il fait quand même beaucoup froid…ca laisse espérer de bons moments… 😉

 

Surtout que l’on a perdu nos vestes de moto. Ah je vous l’ai pas encore dit c’est vrai.

Alors voilà, il y a 4 jours nous étions sur les routes de Colombie, entre Popayan et Pasto. Nous nous dirigions vers la frontière de Ipiales. C’est je pense, le dernier jour de grosse chaleur qu’on a eu. Tant et si bien qu’on s’est arrêté pour attacher nos vestes sur la sacoche arrière. On pensait que c’était surement le dernier jour sans veste. A partir du lendemain on l’apprécierait notre veste dans la fraicheur des hauts plateaux de l’Equateur.

Mais voilà, les vestes n’ont pas atteint Pasto…On s’en est aperçu à la station service. On est donc retourné sur nos pas pendant 70km…rien.

Ce qui réconforte c’est de penser que deux colombiens auront eu le sourire aujourd’hui…

 

On a quand même notre protection pour le dos, une manche longue chaude et un coupe vent. Ce qui suffit pour le moment. Dès qu’on arrivera au Pérou on achètera un vêtement bien chaud en laine de lama !

 

Nous pensons passer au Pérou d’ici deux jours.

Les deux derniers jours en Equateur furent absolument incroyables…

 

Tu es toujours en hauteur. Du moins nous avons fait le choix de rester en hauteur sur la cordillère des Andes. D’une, la chaleur tropicale des plages d’Equateur ne nous attire pas autant que la fraicheur des montagnes à l’heure actuelle. Enfin surtout pour moi j’avoue. De deux la côte est sous la pluie depuis plusieurs jours à cause du phénomène d’El Nino.

 

Traversant le pays sur la panaméricaine, permet de passer de paysages plus stupéfiants les uns que les autres. Du vert des pâturages, aux immensités arides des hauts plateaux….en passant par les hautes plaines ou pâturent en toute tranquillité les vaches que la panaméricaine traversant ne dérange absolument pas.

 

Nous aurons deux jours inoubliables en Equateur. Massimo en a fait une vidéo.

Nous nous sommes approchés du volcan Chimborazo qui atteint 6300m d’altitude. Recouvert de son glacier il est le point sur terre le plus éloigné du centre de la terre.

Nous sommes arrivés en moto jusqu’à 3800/4000m je pense, difficile à savoir. Pour s’approcher plus, jusqu’à 5000m, c’était 8km de marche. Alors 8km de marche avec pantalon de moto à 4000m d’altitude ne semblait pas une excellente idée. Surtout vu les nuages noirs qui s’approchaient ma foi rapidement.

Nous décidons de continuer donc notre route pour atteindre Baños. Nous optons pour la petite route à travers la campagne. Toujours en hauteur.

Nous découvrons un paysage qui rappelle les paysages des Alpes, en passant de l’Iseran au Cormet de Roseland. De l’aride au vert. Nous nous retrouvons dans une vallée sauvage, verte, qui abrite au centre une petite rivière d’eau de source. Tout est propre. Tout est pure. Tout est beau.

Ici et là, ces petites huttes, habitat de la population indigène. Elles vont de la petite hutte faite de Roches, et planches de bois recouvertes de toit de tôles, à la petite maison en pierre ou terre.

En harmonie avec le vert flamboyant des pâturages, se confondent les couleurs des vêtements traditionnels de cette population montagnarde. Rouge, vert ou bleu constituent les couleurs principales des femmes. Si la jupe arrivant aux genoux est rouge, le châle en haut sera vert ou bleu. L’important est que les trois couleurs soient représentées il semblerait. Hommes et femmes auront leur chapeau (de feutre ?) noir. Certaines femmes l’ont orné de plumes.

Ils sont là, évoluant tranquillement à travers les pâturages, gardant les vaches. Trois générations confondues. Ou ils sont assis tranquilement dans l’herbe attendant que la journée se passe. Probablement sachant en apprécier chaque minute.

On sent quand même dans ce paysage serein et tranquille la dureté de la vie en montagne.

A la sortie d’un virage on se retrouve à côté d’une famille qui vient d’égorger une vache. La petite et le papa ( ?) dans le camion attachant les pieds à l’armature de la remorque. La mamie et le papi s’occupant de mettre de côté les morceaux non voulus. Ce qui inclut la tête.

La tête égorgée avec les yeux écarquillés fut la première chose que l’on vit par terre devant nous. Je n’ai pas été assez rapide pour prendre la photo. Je voulais leur autorisation avant. Pis cette hauteur pénétrante d’excrément (serait-ce la peur au dernier moment de cette pauvre vache? ou simplement quand ils l’ont vidé), la viande fraiche, le sang…mais ils rigolent eux, se disant probablement que ces touristes blancs ne connaissent vraiment rien…

 

Le jour suivant nous repartons, direction sud. Pour cela nous prenons la route qui nous avait été recommandé de ne pas prendre quand nous étions à Rio Bamba. C’est la route qui passe au pied du Volcan Tungurahua.  Les locaux à Baños nous disent que si, on peut la prendre ! C’est juste un petit peu dangereux, pas beaucoup.

Alors on la prend.

Elle nous mène à la découverte de la dernière grande éruption en 2014. Tout est de cendres. Là ou la lave a coulé, rien ne vit. Mais un mètre plus loin pousse glorieusement une fougère flamboyante.
Le volcan est en constante activité depuis 2015 et largement surveillé.

La visibilité est faible par moment. Le vent soulevant tout cette poussière de cendres dans les airs.

Nous arrivons sur une petite pente, pas longue, mais qui semble poser problème à une voiture en face essayant de la gravir. Le problème est que c’est entre cinq et dix centimètres de poussière de cendres, extrêmement fine. La voiture n’y arrivera pas. Elle reste bloquée juste à côté de nous.

Massimo essaie de descendre doucement en utilisant que le frein arrière jusqu’à ce qu’il doive utiliser le frein avant pour se stabiliser. Et c’est la chute en douceur sur le côté. Tout de suite les passagers de la voiture nous aident. Titine est sur pied en deux temps trois mouvements.

Massimo continue la descente sans autre encombre. La voiture recule et fera demi tour pour prendre l’autre route.

En l’espace de 5 minutes c’est un petit embouteillage de 4 voitures qui s’est formé. Chacun évaluant ses options. Ils ont tous des 4×4. Mais apparemment pas tous vraiment 4 roues motrices.

 

Nous leur souhaitons bonne chance et continuons notre route, recouverts de poudre beige.

 

Deux heures plus tard nous nous retrouvons de nouveaux dans les hauteurs. Il fait frais. La route continue de monter. Nous atteignons maintenant la mer de nuages. Quand on est en moto l’impression est plus forte qu’en voiture. Cela paraît encore plus mystique. Surement renforcé par le fait que la condensation nous empêche de voir quoi que ce soit. J

Nous serons dans ce brouillard pendant au moins 40km. La pluie fera son apparition aussi. L’avantage c’est que nos vêtements ont repris leur couleur normale.

 

Nous arrivons à Cuenca à la tombée de la nuit. Nous trouvons un hostal rapidement. Et oh bonheur, non seulement ils ont de l’eau chaude, mais elle est bouillante !

 

On sort acheter du pain et un morceau de pizza à l’unique Panederia ouverte dans les alentours. On est dimanche.

Nous réchauffons la pizza sur notre petit gaz dans la chambre et mangeons notre sandwich au thon. Parfait.

 

Perdus dans nos pensées, on se dit que ma foi, ce fut encore une journée exceptionnelle en Equateur.

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2 Comments

  1. Ana 02/02/2016
    Reply

    ah bah voila j’ai la reponse pour les vestes 🙂 couvrez vous!

    • Sophie Guedon 03/02/2016
      Reply

      J’avais anticipe ta question, forte quand meme non? Oui maman on se couvre, on se couvre! 🙂

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