Pérou: on est bien mieux dans les montagnes!

Ah le Pérou, avec ses vues incroyables, sa Cordillère des Andes, ses flutes qui chantent au loin, l’osmose parfait avec la nature…

Alors euh pas du tout…

Je suis désolée par avance de casser le mythe mais il faut être honnête des fois. Tout n’est pas toujours tout rose et tout beau. Mais honnetement je pense que ce n’est que la cote et les villes. La haut y’a surement le Perou qu’on a dans la tete.
Mais voilà pour le moment nous sommes restes principalement dans la vallee, voir le desert.

Notre entrée triomphale au Perou s’est faite en deux heures aux douanes juste pour faire les papiers de la moto. Record battu

Nous souhaitions prendre la direction de la Cordillère pour remonter au frais dans les hauteurs mais le temps ne le permettait pas.

Alors nous allons prendre la route qui longe la cote.

Mercredi 27 Janvier. 7h du matin, nous nous réveillons. On charge la moto. Nous sommes prêts à partir.

La moto semble l’être moins. Une roue aurait fait un régime draconien durant la nuit. Ou serait devenue anorexique. C’est le même pneu qui semblait un peu plat lorsque nous sommes passés en Equateur hier. Nous l’avions regonflé à une station essence.
Mais là, le doute n’est plus permis. Y’a quelque chose. On trouve un petit « garagiste », un de ceux qui se trouvent au bord de la route. Verdict, la fuite est sur la gente. Pas grand chose à faire. Il applique une sorte de pate couleur framboise.

On repart.

Pause déjeuner.
Alors il me semble opportun de rappeler que le Pérou devient de plus en plus réputé pour sa gastronomie raffinée et variée.
Nous avons donc eu l’occasion de faire l’expérience de la variété…Walter découvrit avec un calme impressionnant de petites larves bataillant à l’intérieur de son poisson frit. C’est avec ce même calme qu’il demanda simplement des œufs brouillés à la place.
Pour leur défense c’est la cuisine de rue. On sait les risques que l’on prend.

On continue la route.

Commence la traversée du désert…

Plus de 200km entre Piura et Chiclayo. Cela nous prendra deux jours. Ce sera dans un autre post. Car ce serait trop long a expliqué. Déjà que j’ai une tendance à m’éparpiller assez facilement…

J’pourrais vous dire j’vais la faire courte. Mais vous savez comme moi que ça ne marche jamais. Pas à l’écris. Je m’emballe, je m’emballe, et on m’arrête plus.

Je m’engage par contre à en faire le prochain poste. Promis.

Impressionnant en tous cas ce désert. Se retrouver au milieu de rien. Entre un plat désertique à perte de vue et les dunes. Passer des villages construits dans le sable avec la Panama Norte, seule route bétonnée qui semble passer exactement au milieu.

La chose tout aussi impressionnante mais qui ne donne pas forcement le sourire, c’est l’odeur. Même si, il est vrai la grimace qui t’échappe pourrait paraître un sourire. De loin.

C’est depuis la frontière vraiment, que cette odeur ne nous a pratiquement pas lâché. Encore plus intense avec la chaleur. C’est l’odeur qui émane des détritus, des déchets en tout genres laissés au bord de la route.
Mais c’est à se demander depuis combien de temps ils n’ont pas été ramassés ou incinérés là sur le bord de la route comme ils font souvent.

Certains quartiers de Katmandu pourraient rivaliser…mais j’pense que là le Peru les bat à plate couture. Parce que c’est des km d’ordures. C’est simple, pendant 200km, tu traverses une poubelle géante.

Je me choque pas très facilement, mais là, j’avoue…c’est pire que l’Amérique centrale. Sans comparaison.

Dans certains endroits l’odeur est si intense, quasi insupportable.

En ville je pense que c’est le pire. Chiclayo fut pour ça assez difficile. On a du y rester 3 jours pour d’abord le problème de moto de Walter, et ensuite le pbm d’estomac de Massimo. Il a plut. Je pensais que cça allait aider. Pauvre petite innocente va…
C’était une rivière marron en plein centre de la ville.

La plupart des toilettes publiques ou petits restaurants de restauration rapide n’ont ni papier toilettes, ni savon.

C’est marrant parce que dans les stations services, souvent les toilettes sont fermés à clefs. Tu pourrais penser que c ‘est un bon signe. C’est qu’ils veulent les tenir propres. Ou peut être qu’ils ne veulent pas se faire voler le papier toilette, ou le savon…ou la poubelle ?
Mais non, le toilette est comme tous les toilettes, pas de papier, pas de savon, si t’es chanceux il y a de l’eau au robinet, et pour ceux qui ont apporté le papier avec eux, il va par terre car y a pas de poubelle… J’vous assure que des fois l’envie passe d’elle-même. ☺

Alors le truc de fermer à clef, c’est un peu partout. S’ils s’arrêtent en face du magasin pour juste prendre un truc en deux secondes, ils arrêtent, ferment et prennent la clef. Même les moto taxis les plus mal en points.

Les « tienda », petites mini superettes, sont elles aussi fermées par des grilles. Ils ouvrent juste une partie pour que tu puisses échanger ton argent contre le produit. Alors c’est pratique quand tu sais pas exactement ce que tu veux…ça fait beaucoup d’allers et retours pour la commerçante…qui souvent bien sure n’apprécie pas plus que ça.

Je pense qu’on a été tellement gâtés par l’accueil des gens jusqu’à présent, notamment en Colombie que on attache beaucoup d’attention à l’attitude des gens envers nous. En même temps ils ont tout a fait le droit de ne pas être plus sympa que ca avec nous. Ils ont dix millions de raisons valables.

Il y a aussi beaucoup de gens supers serviables et très gentils. Ils nous disent tous d’ailleurs, ceux qui nous parlent, qu’il faut faire attention au Pérou. Qu’il y a beaucoup de violence, de gens qui volent, qui volent a main armée. Il ne faut pas circuler seuls, toujours prendre un taxis. Ne pas s’arrêter au bord de la route, etc…Alors ça par contre m’a beaucoup surpris. Je m’y attendais en Amérique centrale mais pas au Pérou…Les péruviens avec leurs habits traditionnels, leur flûte, leur sourire ? 😉

Je pense que c’est le pbm un peu partout, surtout dans les villes. Je n’y porte pas plus d’importance que cela.

De toute façon c’est décidé on va remonter dans les montagnes. Ià où il fait frais, ou il n’y a pas d’odeur nauséabonde, où c’est propre (plus propre), là où les paysages sont immenses et spectaculaires. Je veux remonter dans les montagnes.

Nous y sommes remontés aujourd’hui. Quel bonheur. Malgré la pluie. Ce fut une superbe aventure aujourd’hui.
Quatre heures pour faire 80km.
Ca vous donne une idée de la route.
C’est une succession de virages à n’en plus finir. Aucune visibilité. Des ravins vertigineux. Des plateaux extraordinaires. Pour enfin arriver au sommet, à 4300m.
Et la descente sous la pluie.
Nous croisons un autre passage difficile, de boue.
Je propose de descendre de la moto pour que ce soit plus facile.
Massimo me dit ok.
Je lui demande, si il est ok.
Il me dit, j’me sens fatigué.
Alors là je lui dit que c’est pas exactement le meilleur moment. Il pourra se reposer dans une demi heure, quand nous aurons atteint la civilisation.
Nous arrivons enfin dans la vallée.
Il a repris du poil de la bête et me propose de continuer pour passer l’autre montagne. Il est 16h00. Il pleut légèrement et le ciel est menaçant. Je le regarde. Je pense qu’il comprend.
Il me dit, ok, oui demain matin c’est surement mieux.
Et après on me demande pourquoi j’ai pas d’enfants…

 

Related posts

  • IMG_0428.jpg
  • IMG_20160128_142812843.jpg
  • IMG_20160128_135028788.jpg
  • IMG_0471.jpg
  • IMG_0450.jpg
  • IMG_0451.jpg
  • fruit.jpg
  • IMG_0488-1.jpg
  • IMG_0595.jpg

Quand t'es dans le désert...

D’entrée, deux bons points à celui ou celle qui a reconnu la chanson d’emblée.Ca vaut un verre de vin la prochaine fois que l’on se voit. Ce fut une longue traversée. On a presque démissionné arrivés au tiers du chemin. On a sérieusement pensé retourner pour faire le grand détour par les...

  • IMG_0294.jpg
  • IMG_20160122_122000500.jpg
  • IMG_20160123_130513683.jpg
  • IMG_20160123_124426386.jpg
  • IMG_0357.jpg
  • IMG_20160123_144600171_HDR.jpg
  • IMG_0405.jpg
  • IMG_0409.jpg
  • IMG_0414.jpg
  • IMG_0399.jpg
  • IMG_0397.jpg
  • IMG_0383.jpg
  • IMG_0313.jpg
  • IMG_0311.jpg

Ecuador, des routes mystiques…

Depuis notre arrive à Bogotá, ce qu’on a apprécié le plus c’est le climat. Enfin la fraicheur des montagnes et des hauts plateaux. Après notre journée hier entre Baños et Cuenca, on risque de changer d’avis d’ici quelques semaines.. On a d’ailleurs croisé un couple de polonais qui sont...

  • IMG_20160122_214516260.jpg
  • IMG_20160122_122000500.jpg
  • IMG_0327.jpg
  • IMG_20160123_132504723.jpg
  • IMG_0368.jpg
  • IMG_20160123_144600171_HDR.jpg
  • IMG_0397.jpg
  • IMG_0405.jpg
  • IMG_0425.jpg
  • IMG_0409.jpg
  • IMG_0400.jpg

From Colombia, into Ecuador

For once over the last few weeks, leaving a country to cross into another one, was not all joy to get going. This time it was tied with a touch of sadness. That country was Colombia. From the people to the scenery it has been such a rewarding journey. Going through the high arid...

2 Comments

  1. Ana 11/02/2016
    Reply

    oula z’etes pas parti du bon pied avec le Perou. .:( j’espere que le rest du trip peruvien sera plus sympa.. comme dit avant la route sympa ct Lima – Ayacucho – Cuzco (mais bon moi ct en Mai donc pas de pluie), lac Titicaca et Arequipa sympa aussi… bonne chance! Bises

  2. Sophie 12/02/2016
    Reply

    coucou ma belle. Si si depuis effectivement, que des paysages magnifiques…ça fait trop du bien. 🙂 Effectivement lac Titicaca, au top. On y est là. Dans un hostal fantastique, on a acheté nos légumes, pains et fromages, meme du vin péruvien! je t’en dirai des nouvelles. Bisous

Leave a comment